Test
Test de Earthworm Jim sur iPhone
Soulevant un élan nostalgique dans le coeur des gamers de l'ère 16 bits, l'iPhone et l'iPod Touch accueillent régulièrement les portages de jeux qui ont su marquer les mémoires. Malheureusement les nouvelles moutures sont généralement bien trop semblables à l'original et pâtissent en prime d'un gameplay qui laisse à désirer. Gameloft ne s'est pourtant pas laisser démonter et a opté pour un challenge de taille : proposer Earthworm Jim sur les tactiles d'Apple. Dépoussiéré au possible puisque le ver de terre a vu le jour en 1994, le soft tout en plateformes et aventure d'Interplay est-il resté aussi groovy qu'à l'époque ? Réponse ci-dessous.
Vous boirez bien un dernier ver ?
Prenez un brave ver de terre et glissez-le dans une combinaison spatiale. Vous obtiendrez alors un héros des temps modernes que vous pourrez sobrement prénommer Jim, Earthworm Jim. Doté de son nouvel équipement, notre brave ver est capable de se mouvoir façon bipède et même d'utiliser des armes. Sa tête peut lui servir à la fois de fouet pour frapper l'ennemi ou pour s'agripper à un crochet. Jim se sent donc fort et bien équipé, ce qui va lui permettre d'explorer différents univers et d'y affronter quelques ennemis étranges et déjantés. Il en profitera pour ramasser des munitions, collectionner quelques uns de ses portaits, ajoutant ainsi des vies à son palmarès, et récoltera la moindre orbre bleue ou rouge, signe de bonne santé. Pas de princesse à la clé ou de sauvetage du monde, mais des situations délirantes et atypiques qui n'ont pas pris une ride depuis 1994. L'humour est omniprésent, de même que la difficulté, et permet donc aux dernières générations de découvrir ce monument vidéoludique. Quant aux autres, ils prendront plaisir à retrouver ce sympathique ver qui avait su les tenir des heures durant en émoi, sans forcément leur permettre de découvrir la fin du jeu. Des trophées aimablement ajoutés par Gameloft à différents endroits stratégiques viendront même donner un zeste d'inédit à l'ensemble du jeu.
Un ver ça va ; un crochet, bonjour les dégâts
Earthworm Jim propose huit niveaux totalement orientés plateforme et aventure. Ils consistent à parcourir la terre ferme tout en tirant sur tout ce qui bouge de manière à atteindre un boss complètement tiré par les cheveux. Les ennemis en tout genre ne posent généralement pas de problème puisqu'on peut les éradiquer d'un simple coup de fouet ou à l'aide d'un léger mitraillage répété. Il est toutefois nécessaire de recharger son arme en récoltant quelques pistolets rouges à travers le niveau. On tombe même parfois sur des munitions plasma qui permettent de nettoyer l'écran de manière assez efficace. Néanmoins, certaines bestioles savent rendre le ver fou de terreur, comme par exemple le bidule qui se divise en asticots agressifs quand on lui tire dessus, les ruches qui produisent indéfiniment des adversaires à l'humour piquant, voire les pince-oreilles qui vous guetteront depuis le fond de leur trou pour vous couper en deux au dernier moment. L'ensemble de ces empêcheurs de tourner en rond est toujours placé de manière adéquate, donc à l'endroit où cela ne vous arrange absolument pas. Le dernier niveau est d'ailleurs certainement la cause de la calvitie de toute une génération.
En sus de cet aspect action/aventure, le soft propose une dimension plateforme très poussée. Si la plupart du temps, on se contente de cavaler, sauter ou s'accrocher à une corde, le tout à l'aide du pad et du bouton "ver de terre", l'on rencontre aussi des moments plus atypiques. Jim peut ainsi utiliser ses capacités d'annélide pour transformer sa tête en hélicoptère. Cette fonction sera extrêmement utile pour atteindre le salut dans les niveaux hérissés de piquants. S'ajoute à cela, le mode grappin que l'on pourra définir par le mot "souffrance". En effet, même si l'on dispose d'un bouton dédié, il s'avère qu'il est très difficile de projeter la tête de Jim au moment opportun. Il faut d'ailleurs enchainer deux crochetages ou plus à certains moments, ce qui demande une extrême précision dont on ne disposait pas dans la version console de salon et que l'on ne trouvera pas davantage sur iPhone. Comptez que ces phases-là doublent facilement la durée de vie du jeu et qu'elles vous feront bénir l'absence de réel Game Over surtout durant le passage sur les orbes électriques qui auront tout le loisir de vous faire perdre plus d'une vingtaine de vies, en vous grillant sur place tandis que vous essayerez de vous accrocher sans grande efficacité.
La variété du gameplay ne s'arrête pas là, puisque grâce à Interplay (et Gameloft), on pourra conduire un hamster, indispensable pour réduire en pièce quelques affreux crabes, ou piloter un sous-marin globulaire dont l'oxygène est limité. Mécanismes à actionner, plateformes enflammées, boules hérissées de piquants, tapis roulants et autres décharges électriques viendront agrémenter votre quotidien. Si cela ne suffit pas à votre bonheur, sachez que du saut à l'élastique est aussi au programme au-dessus d'un lac habité par un monstre affamé, et qu'il faudra conduire Peter, le chiot-garou, à bon port, en le faisant sauter à coups de fouet par dessus les précipices, tout en évitant plantes carnivores et soucoupes volantes. La variété est extrême dans Earthworm Jim et chaque niveau saura vous apporter son lot de surprises et de plaisir, sans oublier de difficulté.
Des boss prendront plaisir à vous enterrer à la fin de chaque niveau. Chacun d'eux demande un temps d'adaptation et de bons réflexes, mais heureusement, on arrive généralement à les achever, une fois que l'on a compris le principe. Les modes normaux aident d'ailleurs nettement de ce point de vue puisqu'ils fournissent des indications sur comment trucider l'ennemi.
Histoire de vous reposer les neurones, entre chaque niveau de plateforme, une course en fusée vous attend. Il vous faudra diriger Jim à l'aide de l'accéléromètre, en évitant les astéroïdes et en essayant de récolter toujours plus de bulles de carburant et de boosters. Psy-Crow est juste derrière vous et si jamais il vous rattrape durant la course, vous n'aurez d'autre choix que de l'affronter en combat singulier et pédestre. Les niveaux astéroïdes sont un régal sur le plan de la jouabilité et bénéficient d'une dimension tout à fait nouvelle grâce à l'accéléromètre. On les retrouve donc avec encore plus de plaisir, même lorsque l'on entre en collision avec un morceau de caillou volant. Les novices apprécieront dans tous les cas ces petits breaks, pas particulièrement difficiles à passer.
Ver de peur
Gameloft propose quatre modes de difficultés : facile, moyen, difficile et identique au jeu d'origine. Ils se différencient grosso modo par la quantité de Check Points dans chaque niveau. Les ennemis sont aussi plus corsés, faisant donc décroitre plus rapidement les munitions, tandis que les boss donneront beaucoup plus de fil à retordre en mode difficile que facile. D'ailleurs, une petite aide a été ajoutée pour expliquer comment les vaincre, ce qui n'est pas négligeable vu leur variété, mais elle est bien entendu indisponible dans le mode d'origine. Le soft étant assez corsé, ceux qui ne l'ont jamais essayé auront la bonne idée de passer directement par la case facile, à moins de vouloir réellement jeter leur tactile par la fenêtre. On bouclera ce mode "pour débutants", en six heures environ, mais bien entendu, tout déprendra de la dextérité de chacun au grappin et de la présence ou non du bug qui s'est incrusté sous l'abdomen du boss final, empêchant ainsi tout combat avec la Reine maléfique.
D'autres options sont aussi disponibles dont deux commandes directionnelles. Le D-pad classique devrait satisfaire à peu près tout le monde grâce à sa prise en main rapide et à sa précision. Il manque néanmoins de souplesse et de grâce visuelle. Le stick analogique offre une autre dimension lorsque l'on dirige le ver mais il demande un temps conséquent d'adaptation pour arriver à une bonne maitrise et ce, dans un jeu qui nécessite déjà une bonne dose de patience. L'accéléromètre peut aussi être ajusté, de manière à équilibrer au mieux la réactivité de l'iPhone et, enfin, la rotation de l'écran est proposée, permettant aux iPhone et iPod Touch de bénéficier du sens horizontal le plus approprié à leur prise son.
Concernant ce dernier, on ne pourra que saluer le travail effectué par les développeurs sur l'ensemble du jeu. Les musiques sont variées et dynamiques, collant bien à l'univers techno du soft. Les bruitages ne sont pas en reste puisqu'ils accompagnent toutes les actions, les tirs, les impacts et que l'on a même droit à un doublage vocal pour les personnages. Une bonne occasion de profiter du "Groovy" grâce aux capacités sonores de l'iPhone. Si par un quelconque aveuglement, on en venait à se lasser des musiques proposées, il est possible d'accéder à sa playlist iTunes depuis le jeu et ce, à tout instant grâce à la petite icône en haut à droite.
On terminera par les graphismes, déjà exceptionnels à l'ère 16 bits et encore plus beaux grâce au travail magistral effectué par Gameloft. Les environnements sont variés, on passe d'un univers infernal à quelque chose de plus organique, tout en visitant l'espace ou les fonds marins, mais toujours dans une ambiance complètement déjantée. Les ennemis ne sont pas en reste puisque chaque niveau propose son propre panel, bizarroïde au possible et plein de surprise. Enfin, les animations fonctionnent à la perfection et rythment les mouvements et actions des différents protagonistes, rendant l'ensemble très vivant. Un sans faute sur ce plan-là mais on trouvera tout de même moyen de se plaindre de l'aspect du D-pad, bien trop massif, à tel point qu'il masque malheureusement l'écran. Une touche de transparence aurait été la bienvenue.
Earthworm Jim est ce que l'on appelle un monument vidéoludique. Ce jeu d'aventure et de plateforme saura séduire sans difficulté ceux qui l'avaient apprécié sur consoles de salon, mais il fera sans doute fuir les moins téméraires à cause de sa difficulté. Néanmoins du haut de ses 111Mo, le soft d'Interplay et de Gameloft bénéficie d'un portage d'excellente qualité et ce, pour la somme de 3,99€. On attend tout de même une mise à jour qui fixera le bug présent sur le boss de fin, histoire de voir à quoi celle-ci ressemble.
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Par Zaz • mercredi 4 novembre 2009 à 15h19
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Je m'étais retenue de le prendre faute de temps mais après cette saine lecture, il vient de passer en tête de liste...
il y a 2 années -
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Si j'avais un iphone je foncerais, pour 4 euros ca serait un crime pour un amateur de platforme que de passer a coté de ce hit. En plus les graphs ont été subtilement améliorés, le même style que les anciennes versions mais plus fin et coloré
ca fait trop envie!!! il y a 2 années -
Fiche jeu
Earthworm Jim
- iPhone
- Genres : Aventure / Plateforme
- Sortie FR : 21 octobre 2009
- Le ver de terre le plus groovy de la planète est de retour dans ce portage aux graphismes et contrôles retravaillés pour le support. La difficulté des phases de plateforme est toujours présente mais les courses d'astéroïdes à l'accéléromètre se dévorent avec plaisir et simplicité.